lundi, novembre 26, 2007

La Journées Dédicaces célèbre sa 60ème édition !















Samedi 1er décembre 2007,

La Journées Dédicaces célèbre sa 60ème édition !


L'événement littéraire incontournable de Sciences Po !

De 14h à 18h, ce sont plus de 120 auteurs qui dédicaceront leurs titres les plus récents.
Rencontrez dans une ambiance chaleureuse les
écrivains, journalistes et hommes politiques qui font l'actualité.

A l'occasion du 60ème anniversaire de cette Journée, un débat
exceptionnel questionnera la politique culturelle française à la lumière des débats actuels sur l'accès, la gratuité et la démocratisation de la culture.

"Culture gratuite / Culture d'élites ?"

En présence de :
Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication

Jean-Michel Ribes, Directeur du Théâtre du Rond Point

Nathalie Heinich, sociologue de l'art à l'EHESS et au CNRS

Frédéric Martel, ancien attaché culturel de la France aux Etats-Unis

Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la culture


A 16h en amphithéâtre Emile Boutmy.


La 60ème Journées Dédicaces, samedi 1er décembre 2007 de 14h à 18h à Sciences Po, 27, rue Saint-Guillaume.

Entrée libre.
Informations pratiques et liste des auteurs présents : www.journee-dedicaces.com

samedi, novembre 24, 2007

Bilan du Forum de la Ligue arabe pour jeunes à Aïn Sokhna.


Les - :

- Des participants trop nombreux (environ 340) qui n'ont pas tous pu présenter leurs réalisations ou projets. Beaucoup repartent donc frustrés.
- Trop de débats théoriques qui n'ont aboutit que sur des déclarations. (exemple de l'atelier sur le désarmement).


- Un complexe hotelier trop luxueux et coupé du monde pour un tel évènement.


Les + :

- Des jeunes de tout le monde arabe qui ont très rapidement sympathisé pas seulement pour faire la fête mais aussi pour travailler ensemble. Certains ont passé des nuits blanches à débattre de thèmes très sérieux ou lancer des projets. Je pense notamment au groupe qui a bataillé pour qu'un Parlement arabe pour jeunes se tiennent. Projet qui a été retenu !

A l'issue de ce forum, j'ai l'impression qu'un potentiel exceptionnel était réuni à Aïn Sokhna pendant quelques jours mais qu'il n'a pas été correctement "exploité". C'était une première, ce forum a eu l'immense mérite d'exister et de mettre en contact entre des jeunes Arabes fortement politisés et/ou actifs dans le domaine associatif. Espérons que la deuxième session sera remédier aux failles de la première. Selon les rumeurs, cette deuxième session devrait se tenir en Tunisie....



mercredi, novembre 21, 2007

A quand un Erasmus arabe ?


Ce matin, en prenant le programme de la journée, j’ai eu la grande surprise de découvrir mon nom en face de l’atelier suivant : « Youth work and multi cultures ». Je venais d’apprendre, à peine deux heures avant qu’il ait lieu, que je devais animer un atelier de 2heures à ce sujet.


Je cours voir Amine pour lui demander si c’était une blague, une erreur ou la surprise du jour. Il n’en savait rien non plus. Nous partons voir ensemble M. Khaled Louhichi, un des initiateurs tunisiens du Forum d’ Aïn Sokhna. Celui-ci répond paisiblement que j’avais bien lu et qu’il m’a choisie pour animer cet atelier au vu de mon expérience multiculturelle en France.

Passée la surprise et le stress, je me suis concentrée sur le sujet avec un certain Ahmed, un égyptien ayant quelques expériences dans la coopération euro arabe. Le débat avec les participants a rapidement porté sur les échanges universitaires euro arabe. L’ensemble du groupe est tombé d’accord pour dire qu’il faut, certes, intensifier ses échanges mais ne pas perdre de vue qu’il serait opportun de développer la coopération universitaire arabo-arabe. Nous avons évoqué le programme européen Erasmus qui a fêté ses vingt ans cette année et qui a permis à plus d’un million d’étudiants européens d’effectuer une année d’étude dans un des 31 pays européens adhérant au programme.

A quand un programme de la sorte dans les pays arabes qui permettrait aux jeunes arabes de mieux se connaître entre eux ? A quand le programme « Ibn Batouta » ?

Amine de Hkeyet Bouha...

Un post pour remercier Amine, un jeune tunisien de 20 ans pour son implication et préparation du Forum de la Ligue arabe pour jeunes à Aïn Soukhna.

Un jeune dynamique, à la fois drôle et réflechi qui rassure sur l'état de la jeunesse tunisienne.

Un jeune plein de projets et qui ponctue sans cesse ses phrases de cette expression "ya ret low namel...."

Bonne chance à toi Amine et bonne continuation !



Photo 1 : Amine avec un journaliste jordanien.

Les Marocains votent, les Tunisiens désignent....


Houda Fethi, députée libyenne au Parlement arabe a émis, aujourd'hui, à Ain Soukhna où se tient le forum de la Ligue arabe pour jeunes, le souhait d'organiser dans son pays un forum pour jeunes Maghrébins. Le constat est le suivant : les jeunes Maghrébins se connaissent mal, sont otages des conflits/rivalités qui opposent leurs pays et ont peu d'opportunités de dialoguer ensemble. Les frais de transport vers la Libye et l'hébergement seront totalement pris en compte par la Jamahiriyya.

Afin d'être efficace et de donner du contenu à ce qui n'est encore qu'une idée, il a été décidé que chaque pays maghrébin soit dès maintenant représenté par trois de ses ressortissants présents ici.

J'ai assisté à deux désignations des représentants. Les Marocains ont opté pour le vote. Il s'est, certes, déroulé, dans un brouhaha impressionnant mais il a eu lieu... Les Tunisiens ont, quant à eux, désigné un jeune qui s'est chargé de choisir les deux autres. Pas de vote donc. Une jeune fille était allée jusqu'à demander à un "officiel" tunisien de l'observatoire national de la jeunesse à ce qu'il choisisse lui même les trois personnes représentant la Tunisie....




mardi, novembre 20, 2007

Une prison dorée ?


Le « Stella di Mare », c’est le nom du complexe hôtelier où sont logés les jeunes participants au League of Arab States Youth Forum. Un quatre étoiles sur les bords de la Mer Rouge, c’est l’endroit que la Ligue arabe a choisi pour évoquer, entre autres, le chômage ou de la précarité des jeunes arabes…. Un participant tunisien a fait observer ce matin que lorsque les jeunes européens se réunissent, ils sont logés dans des auberges de jeunesse si ce n’est dans des campings…
Il n’y absolument rien à faire dans ce complexe dont on ignore l’issue. Il est tellement grand qu’une libanaise est allée jusqu’à dire en riant « This is not an hotel, this is bigger than Beyrouth ! ». Nous n’avons absolument pas l’impression d’être en Egypte. Plusieurs jeunes ont décidé de fuir vers le Caire l’espace d’un soir ou quelques heures tant l’impression d’être dans une prison dorée est forte.

Arab League States Youth Forum.


Deux jours depuis le début du Arab States League Youth Forum regroupant à Aïn Soukhna, en Egypte, plus de 300 jeunes issus des 22 pays arabes. Le programme est ambitieux. Plusieurs thèmes majeurs et variés sont évoqués dans les ateliers (démocratie, bonne gouvernance, lutte contre le Sida, Coopération euro-arabe….).

Une initiative à saluer tant son concept est novateur dans le monde arabe. Les débats sont vifs et passionnés. Les parcours et la vivacité d’esprit des participants sont souvent assez impressionnants. Il y a un véritable potentiel dans la jeunesse réunie ici l’espace de quelques jours. Reste maintenant à l’exploiter. Ce forum ne doit pas être à l’image des réunions de la ligue arabe « much ado about nothing »… Le défi de ce forum résidera donc dans son suivi, à mon avis. Une fois repartis chez eux, ces jeunes arabes resteront ils en contact et persévéreront ils dans les projets lancés ?













mardi, novembre 13, 2007

"Le dernier comique" à Casablanca. Vidéos.

"Le dernier comique", un concept simple, nouveau et très sympa à Casa.

Ali Bennani, à l'initiative de l'évènement, nous explique de quoi il s'agit :

video

La première édition du "Dernier comique" a eu lieu samedi 3 novembre dernier, au Sugar Hill Café. L'entrée était gratuite. Coca Cola sponsorise l'évènement.

Voici un extrait du spectacle. Idriss et Mehdi ont été les grands gagnants de la soirée et ont remporté 2500 dirhams soit 250 euros.

video

jeudi, novembre 08, 2007

"Fine ghadi bina khouya ?"


"Fine ghadi bina khouya ?" à l'adresse de Mohammed VI est la phrase qui vaut à Ahmed Reda Benchemsi, Rédacteur en chef de Nichane tant d'ennuis mais c'est aussi un titre de Nass al ghiwane
et un
de hobahobaspirit, un groupe marocain aux rythmes entraînants. Je vous laisse découvrir... Il n'y a pas qu'à Mohammed VI que l'on pourrait poser cette question...

Merci
Louis pour le lien.

PS : un peu de pub pour le blog de notre promo :
http://boulevard117.over-blog.com/ Quelques articles réalisés suite à notre voyage au Maroc sont déjà en ligne, les reportages tv devraient arriver sous peu.

mercredi, novembre 07, 2007

Sana Al Aji, journaliste chez Nichane, 10 mois après l'Affaire des blagues...


Ahmed Reda Benchemsi, Rédacteur en Chef des magazines Tel quel et Nichane devait comparaître, à nouveau, aujourd’hui pour « manquement de respect au Roi » après avoir publié un éditorial dans lequel il interpelle Mohammed VI, en derja et lui demande : "fine ghadi bina ya khouya" autrement dit « où nous emmènes tu mon frère ? ». Rencontré à Casablanca, il y a quelques jours, l’avocat d’Ahmed Reda Benchemsi, M. Chehbi, avait l’air assez confiant et prévoyait même un éventuel nouveau report du procès…. Plus de détails de l’affaire en fin de journée sûrement…

Ce n’est pas la première fois que Tel Quel et Nichane ont été confronté à des déboires judiciaires. A Casablanca, nous avons aussi rencontré Sanaa Al Aji, la journaliste de Nichane qui avait provoqué un tollé en publiant un dossier sur la pratique des blagues au Maroc. Pour avoir égrené le dossier de quelques blagues portant « atteinte aux valeurs sacrées », elle a écopé de trois ans de prison avec sursis. Surveillée de près lors de l’affaire Nichane, Sanaa, qui a reçu des menaces de mort, a dû supporter la présence d’un garde du corps pendant les deux premiers mois. Dix mois après, Sanaa n’a pas perdu l’audace et la vivacité d’esprit qui la caractérisent.

Près d’un an après avoir été condamnée pour avoir publié des blagues ne faisant pas vraiment rire le pouvoir marocain, Sanaa continue d’en raconter volontiers. Une de ses préférées met en scène Mohammed VI dans l’au delà. Le Monarque recherche son père et se dirige naturellement vers l’Enfer. Surprise point de Hassan II dans la géhenne. Hassan II est également introuvable au Paradis. Interloqué, Mohammed VI décide donc de remettre à Dieu la photo de son père afin qu’il lui indique où il se trouve. Réponse du Tout Puissant : « ah non…celui ci ce n’est pas moi qui l’ai crée !… ».














Les bhoumiyya awards des Sciences Po au Maroc


Catégorie "comique" : « Je ne connais pas le dossier » dixit Khalid Naciri, Ministre marocain de la Communication alors interrogé au sujet du blocage du site Youtube.

Catégorie "parano" : “Attention à la propagande algérienne ! » a répondu un membre du Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères marocain quand je lui ai demandé s’il était bien vrai que le mur construit dans le Sahara occidental avait été édifié par des Israéliens

Catégorie "déplacé" : « C’est un signe de politesse de rôter après le repas au Maroc », une étudiante que l’on ne citera pas !

Catégorie "folklore" : « Les Maghrébins ont l’habitude d’applaudir quand un avion atterrit », un étudiant que l’on ne citera pas.


Catégorie "original" : « No speak french, no speak english, ena I speak Al Koraaan al karim ! », un commerçant à Tanger.

Photo : Ivan

La thérapie par la beauté à Casablanca.


Un samedi après-midi du mois d’octobre, une femme arrive au salon de beauté du quartier de Mers Sultan, à Casablanca. Les cheveux blonds décolorés et la mine sombre. Dodue, mal fagotée, enveloppée dans une djellaba kaki, elle cache mal son mal être, on se dit qu’aucune des employée du salon ne peut rien pour elle.

Savitri, la patronne indienne du salon, la confie à un de ses coiffeurs. Le regard de la cliente en dit long sur ses espoirs. Le sort de ses cheveux est désormais entre ses mains…Shampoing, soin, brushing au programme…

Pendant ce temps, Savitri s’affaire et motive ses troupes. Drapée d’un sari rose et orange, Savitri, restée très coquette, parle un marocain et un français parfait. Une maîtrise des langues qui la rend encore plus charismatique. Tour à tour reine de la ruche et chef d’orchestre, elle donne le la dans le salon. Les « Fatiiiima ! » qu’elle lance à tout va pour que son employée lui apporte un crayon noir, une barette ou une pince à sourcil rythment la vie du salon. La Fatima en question s’exécute avec un air qui trahit à la fois beaucoup de respect mais aussi une certaine peur de sa patronne.

Savitri qui dirige ses employés avec fermeté et bienveillance confie qu’il n’est pas toujours facile de travailler avec des Marocaines, souvent lentes et derrière lesquelles il faut toujours être. Mais pour rien au monde Savitri ne quitterait le Royaume. Cette ancienne employée de L’Oréal qui a vécu tour à tout en Espagne, en France et en Inde a élu domicile depuis plus de 50 ans au Maroc où elle a fait un mariage d’amour. Ni la lenteur de ses employées, ni les tracasseries administratives, ni le retard terrible que prennent les travaux de rénovation de son salon n’ont réussi à lui faire baisser les bras. Savitri se fait une raison : « être une femme, immigrée et qui travaille au Maroc, pas facile tous les jours »…

Au Sonibel’s center, pas d’horloge, pas de carnet de rendez-vous, pas de téléphone qui hurle. Pas de publicité pour un ultime produit miracle au mur. On attend son tour, ou pas. Et personne ne bronche. On est là pour prendre son temps… Savitri suspend le temps et nous propulse des années en arrière en nous relatant les débuts et les moments de gloire de sa carrière. La « petite Indienne », comme elle aime appeler la jeune fille qu’elle fut, a fait parler d’elle jusqu’à recevoir un jour un appel du Palais royal l’exhortant à venir transformer, de ses mains magiques, une des filles de Hassan II. Consécration suprême pour Savitri, la princesse souvent dédaigneuse vis-à-vis des esthéticiennes, coiffeuses et maquilleuse, reconnut son art et l’adopta.

La femme aux cheveux ternes du début interrompt les souvenirs de l’Indienne marocaine. Elle est transformée. Aussi bien psychologiquement que physiquement… Sa nouvelle coupe et la souplesse retrouvée de sa chevelure font d’elle une nouvelle femme. Son visage affiche un sourire radieux, ses yeux brillent du bonheur retrouvé et inestimable de se trouver belle. Elle tient à remercier Savitri. Elle lui déverse un flot de compliments ininterrompu avec un accent qui rappelle étrangement celui de Gad Al Maleh… Sa joie est contagieuse… La thérapie par la beauté, on adhère complètement !

Sonibel’ Center
23 rue Houdoud
Casablanca
Tel : 022 49 18 98
Mail : Sonibel27@yahoo.fr



Marie NAUDASHER et Amira SOUILEM.

vendredi, novembre 02, 2007

L'audace marocaine.... à quand notre tour ?

Les aventures des étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po au Maroc....

Des journées plus chargées les unes que les autres...

Beaucoup de visistes officielles (Ministère de la Communication, des Affaires Etrangères, Télévision marocaine, Ministère des Affaires générales, Tanger Med etc.... ) au programme mais aussi la possibilité de s'échapper pour rencontrer à notre guise des personnes de la société civile. On aura ainsi pu rencontrer Ahmed Benchemsi de Tel Quel dont le procès pour outrage au Roi aura lieu la semaine prochaine ou Sanaa Al Aji qui avait provoqué un tollé au Maroc et dans le monde arabe en publiant des blagues, dans Nichane, supposées porter atteinte à l'Islam...

Ma première impression sur ce voyage s'est révélée fausse. Nous n'aurons pas seulement évoqué le Maroc en essor économique mais aussi les enfants des rues et les bonnes en visitant l'association Bayti, aussi les questions de liberté de la presse ou de réformes constitutionnelles avec les membres de la Fondation Bouabid, centre de Sciences Sociales et politiques.

Rien que pour cela, je dis bravo à l'Ambassade du Maroc en France pour ce voyage ! Bravo à M. Sijilmassi, Ambassadeur du Maroc en France qui a bien compris l'intérêt qu'il y avait à organiser ce voyage. Une action de communication réussie !

Loin de moi l'idée de dire que tout est rose au Maroc... Nous en sommes bien loin... Mais le débat et la confrontation d'idées sont réellement possibles dans ce pays. Impressionnée par la liberté de ton des journalistes et intellectuels marocains... Heureuse pour eux mais triste pour nous...

Quand viendra donc notre tour ?? L'audace marocaine peut-elle propager ?


PS : Je tâcherai de récapituler nos visites et rendez vous à Tanger, Casa et Rabat dès mon retour à Paris... Ici je suis bien trop occupée pour le faire ! Le Maroc avec ses mille et une facettes m'absorbe et c'est tout simplement génial !