mardi, janvier 06, 2009

Gaza : couvrir le conflit sans pouvoir accéder au terrain. Témoignage de Charles ENDERLIN.

Leçon de la guerre de 2006 au Liban, Israël a compris que la suprématie militaire ne suffit plus. Il faut aussi gagner la guerre médiatique. En 2006, les journalistes étaient des deux côtés du front et pouvaient se tenir informés de l'avancée de l'opération israélienne. Cela Israël n'en veut plus. L'entrée à Gaza a été interdite aux journalistes... même israéliens. Officiellement pour des raisons de sécurité.

Les internautes, eux, ne chôment pas. Le web regorge aujourd'hui d'informations et de photos venant de Gaza et de villes frontalières israéliennes comme Sderot. Pas ou peu de journalistes à Gaza mais des blogueurs. Au point qu'une véritable guerre semble se livrer aujourd'hui sur le net.

C'est dans ce contexte que j'ai essayé de contacter quelques journalistes français sur le terrain. La situation à Gaza et en Israël étant de plus en plus tendue et explosive, je ne m'attendais pas spécialement à recevoir de réponse. Il se trouve que Charles Enderlin, chef du bureau de France 2 à Jérusalem a pris le temps de répondre à mon e-mail et de me communiquer son numéro de téléphone en Israël. Voici donc son témoignage. Il nous explique comment il travaille en ces jours de guerre mais aussi les tentatives de manipulation aussi bien du côté israélien que palestinien.


7 commentaires:

tunisianblogger a dit…

Il n'y a qu'Al Jazeera et l'agence Ramattan qui sont sur place et qui ont leurs correspondants à Gaza!!

Aychu a dit…

:)
Joli reportage !
Mais si je peux me permettre, à Jenine, les comabats se sont aussi déroulés à huis clos ... le Massacre de Jenine - Avril 2002, et ce bien avant la guerre du liban.

extrait du monde diplomatique du Mai 2002 :
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/05/KAPELIOUK/16488
[...
"C’est dire que la commission créée par le secrétaire général de l’ONU, mais dont M. Sharon a commencé à contester la composition et les objectifs, a devant elle une lourde tâche. De surcroît, elle devra aussi étudier l’interdiction faite, pendant onze jours, à la Croix-Rouge, au Croissant-Rouge, ainsi qu’à diverses organisations humanitaires, d’intervenir, en violation avec les conventions sur le droit de la guerre. Les Palestiniens ont sollicité d’urgence l’envoi de matériel lourd pour dégager les maisons détruites afin de chercher des survivants. Israël, qui dispose des moyens en ce domaine, s’y est refusé. La longue fermeture hermétique du lieu du désastre à la presse locale et internationale, inhabituelle dans ce pays, a provoqué beaucoup de doutes sur les comptes rendus de l’armée et du gouvernement. Qu’y avait-il à cacher ? La presse israélienne n’a pas été à la hauteur des événements, sauf quelques journalistes qui n’ont pas respecté le mot d’ordre « Silence, on tire ! ».
...]


Enfin, la manipulation des journalistes, les combats a huis clos, Israël s'y connaît bien dans le domaine et a déjà beaucoup d'expérience !

Amira a dit…

@ Tunisianblogger : il y a aussi le correspondant de France 24, un cameraman de France 2 et de qq agences.

@ Aychu : une tendance plus forte que jamais !

Anonyme a dit…

Les trois agences mondiales, Reuters, AFP et AP, sont également présentes à Gaza.

sticker a dit…

huangjiamadeli
mancheng
reci830
qieerxi
beidisi

Anonyme a dit…

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Anonyme a dit…

Un vieux problème; je me souviens avoir assisté à Gaza dans les locaux du Ministère de l'Information Palestinien à une réunion ou justement C.Enderlin (accompagné d'un journaliste de Libération et un autre suisse) demandait aux Palestiniens plus de facilités d'accès pour mieux informer... Des choses ont changé, les palestiniens sont plus aguerris à la propagande, mais ont-ils vraiment saisi leur intérêt ? Pour l'instant on voit surtout les dégâts de la propagande israélienne parmi la population israélienne.